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Ici des brèves, billets et articles sur quelques uns des sujets qui nous démangent les méninges. Au fil du temps.

Si vous avez une brèves à suggérer, n'hésitez surtout, surtout pas.

: : Plus aucun enfant en centre de rétention, Portelli : : Qu'est-ce qu'un immigré français, Blanchard : : Je m'appelle, Enzo Cormann : : lettre d'un instituteur au président de la République : : lettre ouverte à propos de l'aéroport : : discours de Nathalie Perrin-Gilbert : : rétention de sûreté : : à propos du docu sur monsanto : : chomsky et cie : résumé : : amap de la manufacture : : conférence sur le mini-traité : bilan : : les mensonges sur leTraité de Lisbonne

Hommage de Là-bas à Daniel Bensaïd : Une girafe dans un champs de mulots

Une girafe dans un champs de mulots

Une girafe dans un champ de mulots. Voilà comment on peut représenter Daniel Bensaïd dans le paysage intellectuel d’aujourd’hui.
Ce que je dis n’est pas très aimable pour les mulots, c’est vrai. Mais, déjà parmi ces mulots, vous avez reconnu BHL ou Finkielkraut ou Cohn Bendit, ... À chacun son mulot.
Moi, c’est Télérama. À la mort de Daniel Bensaïd, Télérama a titré « Une pensée s’éteint ». Le lendemain sur leur site, ils ont rectifié, c’est devenu « Un penseur s’éteint ».
Mais rassurez-vous, cher Télérama, le penseur et la pensée sont restés allumés. Vous avez pris vos rêves pour des réalités. Sachez-le, la lutte continue !
Ah, bien sûr, les vieux soixante-huitards en chaise roulante continueront longtemps encore à se battre à coup de canne à propos de Kronstadt et des amours de Frida et Léon dans la maison bleue accrochée à la colline. Mais la lutte continue, elle se mobilise pour les Conti ou les Goodyear, elle lutte contre la privatisation de la Poste et contre la Pwofitassion, elle se bat pour ce qu’il appelait « l’éco-communisme ». Bensaïd voulait assurer la suite de l’histoire, il n’était pas du genre à mettre des enclumes dans les poches des enfants.
Et pour ça, j’avoue que je me suis un peu servi de lui en l’invitant à la radio. Pour dire, voyez, notre génération c’est pas que des renégats, pas que des publicitaires libertaires, pas que des épaves social-démocrate...Pas que ceux qui ont propagé la théologie de l’impuissance et du renoncement et qui ont installé la peur au cœur même du système social. Ceux qui nous ont persuadé que nous ne pouvons rien sur notre devenir, et -encore mieux- qui nous ont fait croire que toutes les luttes ont été vaines, quand elles n’ont pas conduit au goulag.
C’est ça l’irrésistible dont parlait Bensaïd. Résister à l’irrésistible, c’est résister à cette résignation c’est résister à ce détachement cynique qui justifie les inégalités, l’appropriation privée, la sauvagerie des rapports sociaux.
En fait Bensaïd n’avait jamais perdu la boussole de sa jeunesse. Le mot communisme par exemple. Il s’est cassé les reins à débarasser ce mot de toutes les casseroles pleines de gravats que l’histoire lui a accrochés dans le dos. Et Marx ? Marx revendiqué par Jacques Attali, Alain Minc et Joseph Staline...Comment débarrasser Marx de son manteau de plomb ?
Bensaïd a passé sa vie à nous dire que c’est par là que se trouvent les outils, les leviers et les munitions pour tous ceux qui n’ont pas renoncé à faire le pari de l’émancipation humaine.
Pour Bensaïd, cette émancipation n’est pas un pari, c’est une évidence. Cette émancipation vient du bas. On ne fait pas le bonheur des peuples malgré eux. Même si on est du côté de l’opprimé, et surtout si on est du côté de l’opprimé...Il revenait souvent sur « l’auto émancipation »
Sa boussole lui venait de ce bistrot toulousain où sa mère chantait « Le temps des cerises » et, où son père, dans le tiroir du comptoir, rangeait son étoile jaune, souvenir de Drancy.
C’est de là que lui venait ce dur désir d’égalité.
Sauf que l’égalité, nous ne la désirons qu’avec nos maîtres. Évidemment les maîtres et les dominants sont beaucoup moins enclins à l’égalité et au partage. Il faut parfois leur tirer un peu l’oreille et même leur tirer un peu dessus.
Car comme disait les Motivés « Il n’y a pas d’arrangement » .
Ou bien tu luttes contre les abus du capitalisme en disant « un autre capitalisme est possible » ou bien tu cherches les voies et les moyens pour le renverser...
Non, la pensée n’est pas éteinte et le penseur non plus.
Comme disait Bensaïd, « Au moins pour s’épargner la honte de ne pas avoir essayé »,

La lutte continue !

Daniel Mermet
24 janvier 2010

: : Quelques idées concernant le Repaire Diversité ou égalité

La promotion bruyante du thème de la "diversité" sur la scène politico-médiatique, depuis quelques années, traduit-elle une sensibilisation accrue aux discriminations que subissent certaines minorités (ethniques, sexuelles, religieuses...), ou n'est-elle finalement qu'une opération de diversion idéologique, d'inspiration néolibérale, visant à refouler, derrière l'écran de fumée de l'appel au respect des "différences culturelles", la mise en cause directe d'un système économique et social fondé sur l'exploitation et la domination de classe ?

Telle est, formulée un peu brutalement, la question que nous devons affronter aujourd'hui : celle du prix à payer lorsque les anciennes revendications égalitaires en matière de justice sociale, dont la gauche a longtemps été porteuse, se trouvent progressivement occultées ou neutralisées au profit d'une reconnaissance de la diversité socio-culturelle et des mesures de compensation "charitable" qu'elle est sensée inspirer... 

Ce déplacement de problématique est trop poli pour être honnête... Un premier indice du caractère mystificateur de cette opération politique - par ailleurs servilement décalquée de l'idéologie états-unienne de la "political correctness" et recyclée en France par la "gôche" morale et différentialiste sous Mitterrand - est déjà son caractère consensuel : de la gauche social-démocrate et libertaire à la droite libérale et sécuritaire, toutes les formations politiques en place communient désormais dans le souci, au moins affiché, de corriger les inégalités socio-culturelles (ou de genre : parité hommes-femmes), par des dispositifs compensatoires dits de discrimination positive ("affirmative action" aux U.S.A) en direction des groupes concernés. 

Ce faisant, on fait coup double :

1. On impute à la seule persistance de "préjugés culturels" l'aggravation des conditions d'existence matérielle des populations d'origine étrangère ("minorités visibles") ou les injustices (par exemple salariales) qui continuent de frapper les femmes, au lieu de les intégrer à la liste accablante des "coûts sociaux" de l'hégémonie capitaliste.

2. On naturalise (ou on "fatalise") ainsi en sous-main les inégalités économiques et sociales, pourtant de loin les plus graves et les plus massives, en mettant en avant un souci d'"équité" en lieu et place de l'exigence d'égalité, (réputée par certains "archaïque" et "irréaliste"), vis-à-vis des groupes sociaux jugés les plus exposés...  En clair : il ne s'agit plus de lutter contre les inégalités mais de les "gérer"...

Ce qui revient là encore à innocenter à peu de frais le capitalisme financier mondialisé des dévastations sociales généralisées (chômage, pauvreté, précarité...) que son extension entraîne depuis maintenant près de 30 ans ...

Cette question devrait donc nous amener à débattre :

- Des mesures de "DISCRIMINATION POSITIVE" (en clair des politiques de quotas), de leurs effets réels et "pervers" : non seulement culpabiliser (voire disqualifier) leurs bénéficiaires mais aussi et surtout désamorcer toute critique frontale du système et parer ainsi au retour indésirable de feu la "lutte de classes"...

- De la distinction nécessaire entre ÉQUITÉ (valeur libérale) qui repose sur l'appréciation du "mérite" et ÉGALITÉ (valeur "socialiste" ou républicaine) qui renvoie surtout à un objectif de justice sociale (satisfaction des besoins collectifs).

- Des conditions requises pour que la prise en charge des problèmes, parfaitement réels et attestés, que connaissent les minorités ethnico-culturelles, constitue un APPROFONDISSEMENT de l'exigence d'égalité et non son escamotage pur et simple à travers un saupoudrage de mesures "humanitaires" marginales destinées à tuer dans l'oeuf toute politisation radicale de la question sociale.

Une bonne préparation au débat pourrait consister à lire ou à consulter le petit livre de WALTER BENN MICHAELS (prof de littérature à l'université de Chicago) récemment traduit par "Raisons d'agir" et intitulé : "LA DIVERSITÉ CONTRE L'ÉGALITÉ". Cet essai assez vif et drôle, qui a eu beaucoup de succès, vaut surtout pour la situation nord-américaine mais fait néanmoins problème en tordant trop le bâton dans l'autre sens : évacuation pure et simple de la diversité au profit d'un recentrage exclusif de l'analyse sur le problème de l'égalité. Ce qui est sans doute aller un peu vite en besogne... On peut aussi consulter les articles de presse sur Internet, qui donnent un bon aperçu des réactions qu'a suscitées la parution de ce bouquin.

Pour ceux qui voudraient approfondir on peut aussi consulter (pas de jargon!) :

- "La gauche et l'égalité" de Jean-Michel Salanskis Editions PUF
- "La justice" de Christian Godin Editions du Temps
- "Qu'est-ce que le mérite ?" de Yves Michaud  chez Bourin éditeur 
Philippe

: : Plus aucun enfant en centre de rétention - par Serge Portelli, magistrat et vice-président du Tribunal de Paris (21/11/09)

Pourquoi donc, il y a vingt ans, presque tous les pays de la planète ont-ils signé une convention internationale des droits de l’enfant? Pourquoi proclamer ces droits en se réunissant tous ensemble, par delà les frontières, les guerres, les conflits, les idéologies? Entre autres, parce que l’enfance est une. Non pas dans ses expressions, ses paroles, ses modes de vie, mais dans ses droits. Quel que soit son pays d’origine, quel que soit le niveau de vie de sa famille, quelle que soit sa langue, la couleur de sa peau, l’enfant est un sujet de droit. Où qu’il aille, quelle que soit la frontière qu’il traverse, il est toujours chez lui. L’enfant est le premier citoyen du monde. Personne ne peut le chasser ni l’expulser. Où qu’il soit, chaque Etat doit tout mettre en oeuvre pour l’aider et le protéger. Il le fait, parce que la loi, internationale ou pas, le lui demande, mais surtout parce qu’il est naturel et évident que l’intérêt de l’enfant prime toute autre considération. La convention de New York parle, avec les mots du droit mais que chacun peut comprendre, même les plus petits, de “l’intérêt supérieur de l’enfant”.

Il y a pourtant en France des enfants de tous âges, y compris des bébés, des nourrissons, qu’on enferme, nous dit-on, au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant. L’aberration de la proposition saute aux yeux mais elle est énoncée et répétée avec le plus grand sérieux par l’actuel ministre de l’identité nationale (sic). Ces enfants - plus de deux cents l’année dernière - sont placés dans des centres de rétention parce que leurs parents font l’objet d’une procédure de reconduite à la frontière. Parents qui n’ont commis d’autre faute que d’être dépourvus de titre de séjour. Le ministre ose prétendre qu’il est de l’intérêt supérieur de l’enfant de ne pas être séparé de ses parents et donc de les suivre dans ces lieux d’enfermement, derrière de hauts murs, surmontés de barbelés et surveillés par la police.

L’intérêt supérieur de l’enfant est de ne jamais être enfermé dans un centre de rétention et de rester effectivement avec ses parents, mais en liberté ou, à la rigueur, dans un lieu où ils soient assignés à résidence. Pourquoi enfermer ces familles qui peuvent présenter, d’elles-mêmes ou avec l’aide de nombreuses associations qui les prennent en charge, des garanties de représentation extrêmement sérieuses? Pourquoi privilégier, là aussi, une logique d’enfermement? Si ces parents étaient délinquants, la loi de procédure pénale imposerait aux pouvoirs publics de les laisser en liberté, la détention provisoire étant l’exception. Qu’ils soient étrangers et innocents justifie-t-il qu’on inverse les principes et qu’on piétine cyniquement l’intérêt supérieur de l’enfant? La loi doit changer. Vite. Elle doit interdire le placement en centre de rétention des enfants et laisser ces familles en liberté, surveillée si nécessaire, le temps de la procédure. Ce ne serait pas un cadeau d’anniversaire, mais une honte de moins sur notre front.

Demain 22 novembre au Centquatre, 104 rue d’Aubervilliers à Paris 19ème, entre 13H et 19H, sera organisée par RESF une grande manifestation à laquelle participeront de multiples associations, syndicats, partis politiques et de nombreuses personnalités, dont Mme Dominique Versini, Défenseure des Enfants. Elle s’intitule “six heures pour les droits de l’enfant et de la famille sans papiers”. Elle clôture la campagne que RESF mène depuis plusieurs mois afin d’interdire le placement des mineurs en centre de rétention et le démembrement des familles et de régulariser les jeunes majeurs. Nous y défendrons ensemble ce projet de faire changer la loi. La Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) vient tout juste de rendre un avis à l’adresse du gouvernement pour qu’il réforme la loi réprimant aujourd’hui ce que l’on appelle le "délit de solidarité”. Il est temps de réunir toutes ces énergies et d’affirmer haut et fort nos valeurs.

Serge Portelli
> chroniquedelhumaniteordinaire.blogs.nouvelobs.com

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: : Le délit de solidarité devant le Conseil d’Etat

Mercredi 13 janvier 2010 le Conseil d’Etat examinera en référé le recours formé par onze organisations qui demandent la suspension des deux circulaires du ministre de l’immigration et du ministre de la justice des 20 et 23 novembre dernier. Celles-ci, destinées aux préfets et aux parquets, leur donnent des instructions quant à l’interprétation de la notion d’« aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irréguliers [des étrangers] en France ».

Cette question a fait l’objet, depuis le début de l’année 2009, d’une vaste mobilisation nationale d’associations et d’individus se revendiquant comme « délinquants solidaires », et demandant une modification de la loi pour qu’il ne soit plus possible de poursuivre des militants et des bénévoles « coupables » d’avoir apporté une aide à des sans-papiers.

Comme toute réponse à ce front citoyen contre le délit de solidarité, et sans tenir compte de l’avis de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) qui recommande que, dans ce domaine, l’immunité soit érigée en principe, l’infraction devenant l’exception, le gouvernement a choisi l’option inverse : dans les circulaires attaquées, il donne, à travers des instructions impératives aux préfets et aux parquets, une définition plus restrictive que celle qui découle de la loi des hypothèses dans lesquelles les personnes venant en aide aux étrangers sans papiers ne devraient pas être poursuivies.

L’audience aura lieu au Conseil d’Etat, mercredi 13 janvier, à 10 h, 1 place du Palais Royal, 75001 Paris.

: : Conférence de Pascal Blanchard : "Qu'est-ce qu'un immigré français ?


Pascal Blanchard, les immigrés français. Les ERNEST

> toutes les infos sur le [ site de citizen-nantes.com ]

Je m'appelle de Enzo Cormann

Esquisse d'un mémorial des victimes d'un siècle de guerre (économique) mondiale.

> Je m'appelle de Enzo Cormann

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Lettre du Collectif d’aide aux sans abri (CASA) au Préfet de région

Nantes, le 15 octobre 2009
A Monsieur le Préfet de Région, 6, Quai Ceineray, 44000 Nantes
Copie à Madame Taillandier

Monsieur le Préfet,

Depuis plusieurs années, sur Nantes, des familles demandeuses d’asile sont hébergées à l’hôtel. Les membres du Collectif d’Aide aux Sans Abri (CASA) ne comprennent pas cette position de la préfecture dans notre département.

En effet, le coût moyen d’hébergement pour une famille de 3 ou 4 personnes à l’hôtel est de 2600 euros par mois. Sachant qu’il y a 65 familles à l’hôtel actuellement, le coût mensuel est de 169 000 euros, soit plus de 2 millions d’euros par an.

Jusqu’en début 2007, certaines familles étaient hébergées en résidence hôtelière, le coût pour l’hébergement d’une famille de 4 à 5 personnes revenait alors à 1200 euros par mois. D’autres solutions avaient également été retenues pendant les plans hivernaux dans les gîtes de France pour un coût mensuel de 1100 euros ou en VVF pour 600 euros. Ces solutions dans des structures touristiques particulières posent d’autres problèmes comme l’isolement social et l’éloignement engendrant des frais de transports pour les démarches administratives, l’intégration et l’accès aux soins.

La solution en résidence hôtelière ou en appartement nous semble une solution appropriée tant d’un point de vue financier qu’humain. En plus de faire économiser des sommes colossales à l’Etat, ces deux modes d’hébergement permettraient aux personnes concernées de vivre dignement :

  1. en cuisinant et ainsi en s’alimentant correctement,
  2. en disposant d’un espace pour vivre en famille et permettre un travail scolaire dans de meilleures conditions,
  3. en évitant les tensions avec les autres clients de l’hôtel et les hôteliers. Il est inhumain que des parents doivent quitter l’hôtel momentanément car le bébé pleure. La seule solution dans ce cas est la rue.

Le financement actuel à court terme (sur 3 mois) va à l’encontre d’une solution de logement en appartements qui reste la réponse la plus adaptée. Cette formule a d’ailleurs été retenue à Angers (cf. article de Ouest France du 25 septembre 2009) ;

La dépense faite actuellement pour les hôtel (2 millions d’euros) pourrait être allouée à la mise à l’abri de beaucoup plus de personnes. Actuellement, 5 familles demandeuses d’asile sont à la rue, auxquelles il faut ajouter 88 hommes seuls, 25 femmes seules, et 7 couples qui n’ont pour seule solution aléatoire que le 115. Il faut aussi souligner que toutes les familles primo arrivantes ne peuvent éviter le sas systématique des quelques jours à la rue avant l’entrée hypothétique à l’hôtel.

: : Les associations GASProm et Aida perdent leur agrément préfectoral à domicilier les demandeurs d'asile, les Rroms, les sans-papiers.

Avec cette domiciliation, ces populations peuvent être contactées par différentes administrations publiques, dont la CAF, le Conseil général, La Poste et bien sur la Préfecture elle-même. Ceci permettant de répondre à une convocation, de recevoir des éléments constitutifs à leurs dossiers, voire de toucher diverses allocations.
Autre point important, cette domiciliation protègent les individus, car les institutions ne possèdent que cette adresse pour les toucher.
Cette agrément est attribuer aux organismes publiques ou associatifs capables de tenir une permanence courrier, sorte de Poste Restante. De surcroit, cela devient un lieu qui maintient un lien social.
La disparation d'un tel lieu et d'une telle possibilité casse tous les liens d'accès au Droit (il est inscrit dans la loi que toute personne peut demander le droit d'asile, pour peu qu'il puisse être contacter par les institution par courrier). Il n'est désormais plus possible de domicilier les personnes dans ces situations en tant que particulier.
Il est à rappeler que la Loi impose aux municipalités, via le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale), la domiciliation. En l'état, les CCAS des communes de l'agglomération nantaise en serait incapable.
Ils confiaient jusqu'alors cette mission de service publique à des associations ou bien s'appuyaient sur un réseau de solidarité existant.
Aida est, sur Nantes, l'association qui assumait cette mission, et le GASProm tient un rôle prépondérant dans le réseau de solidarité de la région.
Il devient donc urgent de rappeler aux municipalités l'intérêt et l'urgence de rétablir l'agrément perdu par ces associations et de demander leur soutien dans cette démarche.
Il est, dans l'intérêt des populations concernés, important de réclamer aux services de la Préfecture le rétablissement de l'agrément ainsi que l'ouverture à d'autres organisations qui en ferait la demande.

[ compte-rendu de la réunion du 12 févier (.doc) ]
[ la domiciliation administrative (.pdf) ]
[ lettre au préfet du 12 février 2009 (.pdf) ]
[ lettre à la préfecture du 10 février 2009 (.pdf) ]
[ invitation à la conférence de presse du 16 février 2009 (.pdf)]

: : Lettre d'un instituteur au président de la République

Cazals Bastien Montpellier
35, route de Lodève
34080 Montpellier

Le 25 novembre 2008

à Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Monsieur le Président de la République,

Si je prends la liberté de vous écrire cette lettre, c'est qu'aujourd'hui, en tant qu'enseignant et directeur d'école comme en tant que citoyen, je suis en colère, proche de la révolte. Je ne peux plus me taire. Je me dois de réagir.

Permettez-moi, tout d'abord, d'insister sur l'expression de mon profond attachement et de mon immense respect pour cette République française dans laquelle j'ai eu la chance de venir au monde. Je suis attaché à ce pays car je considère qu'à certaines périodes de sa longue histoire, il s'y est dit, écrit et fait de si belles choses. Outre l'immense patrimoine culturel qu'elle a constitué, la France – tout particulièrement de sa révolution de 1789 au programme du Conseil National de la Résistance, en passant par la République et sa loi de 1905 sur la laïcité – a su porter si haut et avancer si loin les valeurs universelles consacrées dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qu'elle a fini par faire le choix ambitieux d'une république laïque et démocratique où tous les citoyens vivent ensemble, en bénéficiant de la liberté, de l'égalité et de la solidarité ! Tellement admirable que j'ai choisi de servir cette République, ma République. J'en serais presque fier... sauf que je ne suis pour rien dans tout cela, j'en hérite. Et un tel héritage se partage ou se défend !

C'est ainsi que j'arrive à l'objet de ma lettre. En ce début de XXIème siècle, que reste-t-il de l'état républicain à la fois puissant et protecteur, comme de ses grandes missions d'intérêt public ? Plus grand chose : les idéologies en vogue étouffent la flamme républicaine tandis que les réformes en cours dépècent les derniers lambeaux des services publics. D'autres pourraient citer la justice, la santé ou la solidarité, je vous parlerai de ce que je connais, de ce que j'ai choisi : l'école primaire publique.

Monsieur le Président, autant vous le dire de suite, avec les transformations qui s'opèrent actuellement, l'État ne pourra plus garantir à chaque citoyen les mêmes droits en terme d'éducation. Et il s'agit, là, du déni d'un droit fondamental, surtout dans une république qui se prétend historiquement éclairée par le savoir et la pensée, la finesse et le bon goût. Cette ''modernisation'' de l'Éducation Nationale, qui se construit pas à pas depuis des années, avance sur plusieurs plans à la fois mais dans une grande cohérence. Sachant que votre temps est précieux, j'ai donc choisi de n'en aborder qu'un aspect, le plus saisissant.

Ayant déclaré la guerre contre l'échec scolaire, votre ministre en charge du dossier a entrepris de moderniser l'école prétendument dans l'intérêt des élèves mais avec quand même, dans un coin de la tête, les impératifs budgétaires liés à la mise en oeuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), au respect du pacte européen de stabilité et autres contingences financières. Ainsi, à cette rentrée 2008 et sans concertations préalables aux prises de décisions, M. Darcos a ainsi décidé :
> de mettre en place des nouveaux programmes qui conviennent parfaitement aux élèves comme ma fille, qui est structurée, attentive et appliquée, mais ne laisseront que peu de chances à son copain Victor de surmonter ses difficultés d'apprentissage ;
> de diminuer le nombre d'heures de classe pour les élèves comme ma fille qui travaille bien et comprend vite mais pas pour Victor qui est soutenu 2h par semaine dans ses difficultés d'apprentissage ;
> et de renforcer le dispositif de stages de remise à niveau en CM1/CM2 pour que Victor entretienne ses difficultés d'apprentissage pendant les vacances de ma fille...
Mais ce n'est pas tout – et Victor est finalement un peu chanceux, car la rénovation du primaire est en cours et, pour la rentrée 2009, sans plus de concertation, M. Darcos nous annonce qu'il va :
> supprimer progressivement les enseignants membres du Réseau d'Aides Spécialisées au Enfants en Difficulté (RASED) qui aident Victor pendant le temps scolaire et sans lui refaire la classe ;
> mettre toujours plus d'élèves par classe – puisque toujours moins d'enseignants – ce qui ne plaira pas trop à ma fille qui aime avoir l'attention de la maîtresse mais beaucoup à Victor qui préfère se faire oublier ;
> et remplacer la prise en charge à l'école publique des 2/3 ans par leur accueil dans des structures locales payantes, ce qui n'affectera pas la scolarité de Victor mais de son petit frère Hugo qui restera encore un an à la maison avec sa maman car « sa veau pas l'coup de bosser au smig si faut payer le jardin des veilles » ! Hugo n'aura donc pas la chance de son frère de bénéficier des apports langagiers et de la stimulation cognitive d'une première socialisation à l'école maternelle.
Croyez-vous sincèrement, Monsieur le Président, que votre ministre pourra, par de telles réformes, atteindre l'objectif qu'il s'est fixé de diminuer par trois le nombre d'élèves en difficulté ? Et pouvez-vous m'affirmer que l'école primaire de demain continuera d'assurer à tous les élèves des chances égales d'émancipation sociale ?

Actuellement, nous assistons à la mise en oeuvre, à marche forcée, des dernières grandes étapes de la transformation du système éducatif français. J'en veux pour preuve l'autoritarisme croissant exercé par la hiérarchie, le souci de rendre improductif l'exercice du droit syndical au travers du Service Minimum d'Accueil (SMA), ou celui de faire surveiller l'opinion et l'activisme des enseignants !

Aussi, comme bon nombre d'entre eux, j'entre aujourd'hui en résistance parce que je ne peux me résoudre à ce que l'école publique, mon école, ne se préoccupe ni de Victor, ni de Hugo, sans être pour autant en mesure de faire éclore un nouveau Victor Hugo. La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration (article 15 de la DDHC de 1789) c'est pourquoi d'un fonctionnaire dévoué je me vois contraint de devenir un fonctionnaire désobéissant ! En conséquence, en tant qu'enseignant tout d'abord, je prends les décisions suivantes :
> Je n'appliquerai pas les nouveaux programmes mais continuerai à travailler dans l'esprit des programmes de 2002 (qui n'ont d'ailleurs fait l'objet d'aucune évaluation).
> Je n'effectuerai pas l'aide personnalisée auprès des élèves (qui est destinée à remplacer l'aide spécialisée du Rased) mais mettrai à profit ces 60 heures annuelles pour rencontrer les parents deux fois dans l'année (en milieu et fin d'année), organiser les projets pédagogiques collectifs et également pour faire vivre la bibliothèque de mon école (qui est actuellement sous-utilisée faute de personnel mis à disposition).
> Je ne déclarerai pas à l'administration mon intention de faire grève, 48h à l'avance, mais j'informerai, comme par le passé, les parents d'élèves au moins deux jours avant.
> Je ne me porterai jamais volontaire pour les stages de remise à niveau ni ne transmettrai de liste d'élèves.
Ensuite, en tant que directeur, je prends les décisions suivantes :
> Je ne participerai plus au fichage centralisé des écoliers via Base Élèves.
> Je ne traiterai plus que les demandes administratives qui concerneront directement les élèves, mes collègues ou le fonctionnement de mon école.
Enfin, en tant que simple citoyen en dehors de tout parti politique, je n'empêcherai pas la diffusion de ces prises de position professionnelles mais au contraire, tenterai de participer à l'émergence d'une résistance citoyenne et non-violente, porteuse d'un projet de société généreux et ambitieux – depuis la crise financière, nous savons tous qu'il est possible de trouver beaucoup d'argent lorsque c'est nécessaire – car notre République est en train de tourner le dos à ses dernières missions d'intérêt public...

Conscient que vous ne mesuriez probablement ni l'ampleur du désastre qui menace l'école, ni celle de la colère qui submerge le monde enseignant, je sais que vous entendrez mon appel et ne décevrez pas l'espoir que je mets dans la grandeur de votre fonction.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président de la République, l'expression de mon attachement respectueux à la dignité de l'État républicain laïc et de croire en ma détermination à continuer d'œuvrer pour tous les élèves qu'ils soient ma fille ou Victor.

CAZALS Bastien

Copie à l'Inspection de l'Éducation Nationale de la circonscription de Gignac.
Diffusion auprès des relais d'opinion.

[ version pdf, à imprimer ]

: : ATTENTION : LA CRISE

Très bon article sur la crise économique, avec un shéma de synthèse très
intéressant au début de l'article.

[ contreinfo.info/article.php3?id_article=2367 ]

Yannick

: : A VOIR TOUT DE SUITE SUR LES CENTRES DE RETENTION ADMINISTRATIVES DES ETRANGERS

[ www.cetaitpiredemain.org ] (vidéo)
[ avec la pétition ]

: : A LIRE POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA SITUATION DES SANS-PAPIER

Je vous recommande une visite sur les sites du [Cimade] et du [Collectif Enfants étrangers].

Je vous mets quelques docs pour en savoir plus
[synthèse de la loi Hortefeux]
[tract d'info pour la régularisation]
[point sur la réforme des décisions de retrait et refus de séjour assorties d’une obligation de quitter le territoire français]
[information à l'attention des travailleurs sans papiers sur leurs droits]
[copie de la consigne d'arrestation au guichet de la préfecture (émanent de la préfecture des Hauts-de-Seine)]

Pour info :
OQTF signifie Obligation à Quitter le Territoire Français
APRF signifie Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière

Et cet article dans Presse Océan, suivi du droit de réponse du préfet Bernard Hagelsteen :
[Sans-papiers à Nantes : une pression de plus en plus forte] Presse Océan, jeudi 24 avril 2008
[Sans-papiers : le préfet affiche sa fermeté] (la réaction du préfet) Presse Océan, lundi 28 avril 2008

: : LETTRE DES VERTS A PROPOS DE L'AEROPORT : agitations...

Ce soir et surtout demain, préparez-vous à entendre parler de l'aéroport ! Notre lettre ouverte (rédigée par les Verts de Nantes) va sans doute faire un peu de bruit : nous avons été contacté par le cabinet de JMA (furieux), Libé, France Bleu... les prochains jours vont être agités sur ce sujet entre le PS et les Verts au sein du conseil municipal. J'espère que les médias ne se contenteront pas de la polémique politicienne (qui n'a pas lieu d'être puisque les Verts ont toujours dit qu'ils étaient contre l'aéroport même s'ils sont dans la gauche plurielle), mais qu'ils publieront bien les arguments contre l'aéroport afin de les soumettre à l'esprit critique de tous les citoyens et des nantais en
particulier.

Gwendal

La lettre ouverte :

Lettre ouverte : droit de réponse à l'article de Nantes Passion

Non à un nouvel aéroport ! Gardons les pieds sur terre !

La période électorale à peine terminée, les Verts ont eu la très mauvaise surprise de découvrir dans le magazine municipal Nantes Passion les 4 pages de propagande en faveur du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes.

Alors qu'il s'agit de relever le défi écologique majeur du réchauffement climatique, réaliser cet aéroport, c'est encourager le développement d'un mode de transport 25 fois plus polluant que le train.

Le baril de pétrole vient de passer la barre des 125 $. Cette envolée inéluctable met à mal le secteur aérien. Patrick Mareschal, Président du Conseil Général, s'était d'ailleurs engagé à rediscuter ce projet lorsque le prix du baril atteindrait les 100$.

Mensonge par omission

Pour échapper aux conclusions du Grenelle de l'Environnement, qui prévoit l'arrêt des grands chantiers aéroportuaires, ce projet est présenté comme un transfert, et non une création : un bien médiocre tour de passe-passe.

Le projet venant d'obtenir la DUP (Déclaration d'Utilité Publique), Nantes Passion crie victoire et présente ce dossier comme acquis. Or la majorité des DUP - à l'instar de la Centrale du Carnet- n'aboutit jamais.

Nantes Atlantique n'est pas saturé et ne le sera pas.

Moyennant un réaménagement de l'aérogare, Nantes Atlantique pourrait accueillir près de 6 millions de passagers par an. Le trafic actuel est de 2,6 millions. De plus, le nombre de passagers par avion augmente, faisant automatiquement diminuer le nombre de vols. Enfin, alors qu'aucune compagnie d'aviation ne parle plus de développement, comment continuer à croire à l'augmentation du trafic ? Air France ne vient-elle pas d'annoncer l'arrêt dans les 10 années d'une partie de ses lignes intérieures ?

L'épouvantail des nuisances et de la sécurité

Ce nouvel aéroport ne signifie pas la fermeture de l'actuel. Nantes-Atlantique continuera à fonctionner (fret, Airbus...), n'évitant donc pas le survol de Nantes. Deux sites aéroportuaires à financer et deux zones sinistrées : double frais, double nuisance.

Pour éviter le survol de Nantes, une solution alternative existe : la réalisation d'une nouvelle piste sur le site de Nantes Atlantique. Orientée est/ouest, elle remplacerait l'actuelle. Cette solution a aussi le mérite de maintenir les infrastructures existantes et de préserver le site de Notre Dame des Landes. La seule étude réalisée, à laquelle se réfère Nantes Passion, part du principe que la seconde piste viendrait compléter la première et non la remplacer. Ceci fausse l'ensemble des conclusions. La commission d'enquête a d'ailleurs regretté que la proposition de piste alternative soumise par Solidarités Ecologie n'ait pu être traitée. Les associations et Les Verts exigent une étude sérieuse, instruite par un organisme indépendant.

Qui va payer ?

Alors que les caisses de l'Etat sont vides, il est évident que les collectivités locales, donc chacun d'entre nous, seront « mises à contribution », comme l'avoue pudiquement Nantes Passion. Mais la facture sera salée. L'Etat ne prendra en charge qu'une petite partie des dépenses (barreau routier et équipements de navigation aérienne), mais rien de plus.

Le coût officiel annoncé est de 581 M€. Pourtant, on évoque à terme une facture de 2 à 3 milliards d'euros. A titre de comparaison, le budget 2008 du Conseil Général est de 1,1 milliard. Tout reste à faire : indemniser agriculteurs et habitants expropriés, acheter les terres (fin 2006, seuls 860 des 2000 hectares étaient acquis par le Conseil Général), construire les infrastructures, non seulement aéroportuaires mais aussi routières et ferroviaires, financer la reconversion de Nantes Atlantique et le transfert de ses services vers Notre Dame des Landes... Et tout cela, au détriment de quoi ? A cette question, Nantes Passion n'apporte aucune réponse. Ces milliards d'euros doivent être plus intelligemment utilisés, à commencer par la création tant attendue de lignes ferroviaires rapides vers Rennes ou Bordeaux et par la relance du fret, sans parler des crèches, écoles, maisons de retraites, logements, santé publique... Ce projet sans avenir, conçu dans l'enthousiasme des années 60, s'apparente à un emprunt insoutenable sur les générations futures.

L'environnement parlons-en !

Cerise sur le gâteau, selon Nantes Passion l'aéroport de Notre Dame des Landes serait « exemplaire du point de vue environnemental ». Qui peut croire un seul instant cette affirmation ? La réalisation de cet aéroport entraînerait la disparition d'espèces protégées et la destruction de 1650 ha de bocages et de mares au moment où l'on manque de terres agricoles. Comment prétendre préserver le lac de Grand Lieu tout en anéantissant ailleurs des hectares de biodiversité ?

Le plan climat de Nantes Métropole prévoit d'économiser 45 000 tonnes de CO2 par an à partir de 2010. Ce nouvel aéroport réduirait à néant les efforts engagés par les collectivités et leurs habitants ! A l'heure du développement durable, les enjeux actuels, tel le réchauffement climatique, doivent nous obliger à limiter par tous les moyens nos rejets polluants.

Flagrant déni de démocratie

Curieusement, l'article oublie de mentionner l'ACIPA (Association Citoyenne ntercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport). Ce collectif, pourtant bien d'utilité publique, lui, lutte contre ce projet anachronique, inutile et nuisible, servant les intérêts ou les rêves décalés de quelques décideurs locaux.

L'article évoque le « large soutien » des élus locaux. Il évite soigneusement de parler de tous ceux, de plus en plus nombreux et de différentes familles politiques, qui contestent ce projet. Les Verts, rejoints dans ce combat par bien d'autres élus, se sont toujours mobilisés contre. Depuis le début, notre position est claire et inflexible. Nous continuerons ainsi et refuserons tout financement à Notre Dame des Landes. Elus et militants, nous restons associés au combat de la coordination des associations opposées à ce projet.

[à télécharger en .doc]

: : LE PROBLEME DES RETRAITES ? - vidéo

Une ptite vidéo (3min) sur le scandale des retraites. Petit cours d'économie accessibles à tous.

Le Problème des retraites ?
[fr.youtube.com/watch?v=TO_f4wqBGjc]

Yannick

: : Plus aucun enfant en centre de rétention, Portelli : : Qu'est-ce qu'un immigré français, Blanchard : : Je m'appelle, Enzo Cormann : : lettre d'un instituteur au président de la République : : lettre ouverte à propos de l'aéroport : : discours de Nathalie Perrin-Gilbert : : rétention de sûreté : : à propos du docu sur monsanto : : chomsky et cie : résumé : : amap de la manufacture : : conférence sur le mini-traité : bilan : : les mensonges sur leTraité de Lisbonne
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: : LA GRANDE VIGIE ET LES CONSEQUENCES DU NUCLEAIRE

Deux liens concernant la Grande vigie et les conséquences du nucléaire, audio et vidéo.

Télévision suisse romande
[www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&channel=info#program=15;vid=9021535]

Radio suisse romande, émission Impatience
[www.rsr.ch/la-1ere/impatience]
> Lundi 28 avril > écouter
Une étude allemande fait grand bruit dans le monde du nucléaire. Explications. (17 minutes)
Les enfants de moins de 5 ans vivant à 5 km d'une centrale nucléaire ont 2,2 fois plus de leucémie que la moyenne nationale.

: : DISCOURS DE NATHALIE PERRIN-GILBERT, maire du 1er arrt de Lyon - transmis par RESF

Parrainage républicain
Beslan et Sabina GORBAKOV
Samedi 12 avril 2008

Mesdames, Messieurs,

Je vous souhaite la bienvenue en mairie du 1er arrondissement de Lyon au moment où nous allons célébrer ensemble le parrainage républicain de Beslan et Sabina,

en présence de leurs parents Madina et Timur, en présence de leurs marraines et parrains respectifs, Anne Arago et André Gramain, Marie Verrier et Pierre-Alain Muet,

en présence de vous toutes et vous tous qui vous êtes mobilisés pour soutenir cette famille.

Nous allons procéder dans quelques instants au parrainage de Beslan et Sabina, nous allons les accueillir parmi la communauté des citoyens de la République française, nous allons leur souhaiter bienvenue et les prendre sous notre protection, nous allons réaffirmer les valeurs de solidarité, de fraternité et d'universalité qui fondent notre engagement militant, associatif, politique.

Mais avant cela, je souhaite que nous prenions quelques instants pour nous interroger.

Parce qu'il me semble que nous ne devons pas passer sous silence l' actualité nationale avec la mort tragique de Baba Traoré, ce jeune adulte malien de 29 ans, venu en France en 2004 pour donner un rein à sa soeur qui souffrait d'une insuffisance rénale. C'est le professeur Legendre, de l'hôpital Necker à Paris, qui avait fait venir Baba Traoré pour que l'opération puisse avoir lieu. Depuis, Baba Traoré vivait dans la région parisienne chez sa soeur et travaillait pour des entreprises de nettoyage et du bâtiment. Sous le coup d'une OQTF depuis janvier 2008, Baba Traoré a voulu échapper le 4 avril dernier à un contrôle de police. Pour éviter l'arrestation, la rétention et le renvoi dans son pays, ce jeune adulte malien est mort dans une rivière.

Si elle a suscité des protestations et des commentaires, cette mort sordide n'a pas soulevé l'indignation qu'elle aurait du soulever.

Pourquoi ?

La force de l'habitude ?

La force de l'habitude après Ivan , cet enfant de 13 ans, russo-tchétchène, resté plusieurs jours dans le coma en août 2007 suite à un accident lors de sa fuite pour échapper à la police ?

La force de l'habitude après Chulan Zhan Lui , cette femme chinoise morte en septembre 2007 en se jetant par la fenêtre, affolée à l'arrivée de la police dans son immeuble ?

La force de l'habitude après John Maïna , ce Kenyan qui s'est pendu après avoir appris le rejet de sa demande d'asile en février 2008 ?

Sommes-nous habitués  ? Sommes-nous habitués en France à ces nouvelles ? Sommes-nous habitués à Lyon ? Sommes nous habitués ici même, sur le 1er arrondissement ?

Sommes nous habitués à cacher des familles ? Sommes nous habitués à les accompagner à la Préfecture parce qu'elles ont peur d'y aller seules ?

Sommes nous habitués à séparer les enfants des parents pour éviter qu'en cas de contrôle la famille entière soit arrêtée et renvoyée ?

Sommes nous habitués à visiter des parents et des enfants au centre de rétention, à leur apporter des cahiers, des vêtements et des vivres ?

Sommes nous habitués à être nous aussi dans la clandestinité ?

Sommes nous habitués à célébrer des parrainages républicains d'enfants sans papiers  ?

Sommes nous habitués  ? Sommes nous résignés à ce qui, il n'y a encore que quelques mois, nous paraissait être l'exceptionnel ?

Je n'ose pas le croire.

Comme je n'ose pas croire que nous nous contenterons de quelques victoires, de quelques régularisations arrachées à la Préfecture au fil de l'eau et en catimini...

Pourtant c'est ce que nous faisons pour les quelques familles, les quelques personnes qui sont concernées par ces régularisations et pour qui la mobilisation a fait basculer le destin.

Oui nous avons connu des succès pour des familles et des personnes de l'arrondissement, nous nous en réjouissons sincèrement et nous attendons encore quelques heureuses nouvelles dans les jours ou semaines à venir pour quelques familles suivies et dont le dossier paraît en bonne voie.

Oui chaque cas est important et unique ; oui chaque situation doit être traitée et soutenue pour ce qu'elle est.

Et pourtant nous voyons bien au fil du temps que cela n'est pas suffisant.

Au regard de l'immense gâchis de ces vies brisées, au regard des reculs de notre législation en matière d'immigration et de respect des droits, au delà des situations individuelles le combat à mener est un combat politique, un combat pour des valeurs universelles et non négociables, des valeurs relatives aux droits et au respect de l'être humain.

Alors bien sûr une mairie d'arrondissement n'est pas le lieu idéal pour penser les Droits de l'Homme à une échelle large et significative.

Pourtant nous continuerons à poser des actes pour que cette question du respect des droits fondamentaux soit présente y compris au plus près du quotidien des habitants.

Nous continuerons à porter le débat, avec d'autres, pour questionner sur le modèle de société que nous voulons pour nous, pour nos enfants.
Nous continuerons d'être aux côtés de tous ces citoyens et citoyennes qui s'engagent, qui se mobilisent, ces hommes et ces femmes qui derrière l'étranger voient d'abord leur semblable, voient d'abord l'être humain.

J'avais besoin de vous livrer ces quelques réflexions avant ce parrainage pour que Beslan et Sabina ne soient pas deux enfants supplémentaires que nous parrainons, pour que nous ne prenions pas l'habitude de cette cérémonie mais que nous lui donnions au contraire toute son importance et sa valeur symbolique.

Je veux dire aussi à Beslan et Sabina, et à leurs parents Madina et Timur, que notre accueil et notre soutien ne s'arrêteront pas à ce parrainage. C'est le sens de l'engagement que nous prenons aujourd'hui, c'est le sens de l'engagement que prennent aujourd'hui les parrains et marraines de ces deux enfants.

N. Perrin-Gilbert

[version pdf]

: : Plus aucun enfant en centre de rétention, Portelli : : Qu'est-ce qu'un immigré français, Blanchard : : Je m'appelle, Enzo Cormann : : lettre d'un instituteur au président de la République : : lettre ouverte à propos de l'aéroport : : discours de Nathalie Perrin-Gilbert : : rétention de sûreté : : à propos du docu sur monsanto : : chomsky et cie : résumé : : amap de la manufacture : : conférence sur le mini-traité : bilan : : les mensonges sur leTraité de Lisbonne
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: : RETENTION DE SURETE, un film de Thomas Lacoste

Thomas Lacoste vient de réaliser le 3e volet de sa série Réfutations, sur la rétention de sûreté.

Le film "Rétention de sûreté, Une Peine infinie [Réfutations III]" est maintenant visible sur le site de L'Autre Campagne [lautrecampagne.org] où le DVD peut être également acheté pour soutenir l'initiative et les suivantes. Il a été projeté en avant première à l'occasion de la "Nuit de libertés publiques" organisée par le Syndicat de la magistrature. Il sera de nouveau projeté sur grand écran ces prochains jours.

Thomas signale que si des associations de solidarité sont intéressées par diffuser le film sur leur différents sites et participer ainsi à la campagne d'abolition lancée par le Syndicat de la magistrature, c'est tout à fait possible. Comme ses précédents films ("Réfutations" et "Université, le grand soir"), celui-ci est libre de droit (pour tout conseil technique, il suffit de contacter Fabien, le webmaster de l'Autre Campagne : [f.bourgade@free.fr]). C'est valable aussi pour d'éventuelles projections publiques (Thomas peut se déplacer). La seule obligation demandée est de l'informer de toute initiative afin que l'info soit présentée sur différents sites.

[lautrecampagne.org]
[Une Peine infinie
] - (article de l'Obs - en pdf)

: : Plus aucun enfant en centre de rétention, Portelli : : Qu'est-ce qu'un immigré français, Blanchard : : Je m'appelle, Enzo Cormann : : lettre d'un instituteur au président de la République : : lettre ouverte à propos de l'aéroport : : discours de Nathalie Perrin-Gilbert : : rétention de sûreté : : à propos du docu sur monsanto : : chomsky et cie : résumé : : amap de la manufacture : : conférence sur le mini-traité : bilan : : les mensonges sur leTraité de Lisbonne
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: : A PROPOS DU DOCU SUR MONSANTO (ARTE)

C'est une enquête rigoureuse et approfondie sur une multinationale, une multinationale productrice de l'agent orange, de la dioxine, de l'hormone de croissance, du Round Up et des OGM. Les résultats de l'enquête, menée depuis quatre ans, sont implacables.

Bien sûr, la réalisation du film et sa diffusion ne sont pas du goût de Monsanto, qui dispose de nombreux moyens de pression et n'hésite pas à se débarrasser de ses opposants, d'une manière ou d'une autre comme l'illustre le film : sa diffusion la plus large possible sera une première garantie pour la réalisatrice et l'avenir du film.

[ www.rue89.com/2008/02/16/ogm-quand-monsanto-seme-la-terreur ]
[ www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/LemondeselonMonsanto/1912794.html ]

Et comme l'a souligné Yannick, cette phrase d'un paysan Indien qui fait bien la synthèse : "Monsanto (et les OGM) sont bien plus efficaces que les guerres et les armées pour soumettre un peuple."

: : A PROPOS DU CLAN DU NEON

Juste un petit mot pour une précision sur un propos évoqué vendredi dernier.

Interview chez Chris Crumble dimanche dernier, à midi, du représentant du gang des néons : aucune arrestation n’a jamais eu lieu, ce n’était que des interpellations ou des invectives policières (ce qui est déjà pas mal me direz-vous) mais il n'a pas du tout parlé de lois ou de dégradation du fait des extinctions. Il n’y aurait en tout cas aucune atteinte au droit privé de se servir d’un interrupteur dans la rue (dont se servent les pompiers avant intervention). L’initiative serait même accueillie favorablement par bon nombre de commerçants ainsi que par les passants. Ils font juste des exceptions pour les pharmacies qui indiquent celles qui sont de garde ou d’autres lumières qui concernent la sécurité.

Il existerait plus ou moins un uniforme pour ces expéditions qui semblent plutôt marrantes et pas du tout agressives.
Peut-on parler d’activisme ludique ? Pourquoi pas…

A bientôt.

Serge

Pour en savoir plus sur [Le Clan du néon]

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: : CHOMSKY ET CIE le jeudi 6 mars au Cinématographe

C'était réjouissant de voir le film d'Olivier Azam et la bande à Mermet. Réjouissant pour les oreilles, réjouissant pour les yeux, réjouissant pour l'esprit. Et à rire.

Il est toujours utile de se rappeler que le pessimisme est le premier pas vers la renonciation, et donc vers une forme de paresse - paresse de penser, de dire et d'agir.

Donc merci Chomsky, merci Mermet, merci Azam, et merci au Sonor.

En essayant de ne pas trahir, je dirais que le film Chomsky et cie évoque à travers deux interviews de Chomsky illustrées par d'autres intervenants et reportages, quelques unes des idées de Chomsky. L'illusion de la liberté de la presse (illusion subie par la presse elle-même), le concept de fabrication du consensus (comme levier principal et particulièrement efficace de la propagande occidentale), et une indécrottable croyance en l'évolution positive de l'humanité. Le film revient également sur le personnage de Chomsky et notamment les interrogations inquiètes à son endroit, mais je vous laisse sur ce sujet fouiller le net et notamment les quelques liens ci-dessous mentionnés. Juste à dire qu'on a beau faire, il reste inclassable, le bougre.

La presse occidentale, si on l'interroge, s'estime absolument libre. Les journalistes arguent d'ailleurs que s'ils n'étaient pas libres ils changeraient immédiatement de métier. Censurés ? non. Manipulés ? Oui mais qui ? Les journalistes en activités ? non. Parce qu'ils ne se tireraient pas une balle dans le pied. En gros, le processus de manipulation, si le mot est encore juste, se fait en début de sélection de ceux qui deviendront des journalistes, et s'inscrit dans la formation dont ils bénéficient. Une illustration du processus ? Les écoles de journalisme ressemblent de plus en plus à des écoles de commerces. Illusion de la liberté - illusion nécessaire.

Ce qui nous permet de rebondir sur la fabrique du consentement liée à ces illusions nécessaires. La propagande remplace la censure, et les autres armes traditionnelles des systèmes totalitaires. En gros on n'interdit plus au gens de parler, on remplace la pensée. Par l'illusion de la peur, ou l'illusion du plaisir, par exemple. Et le citoyen, non, pardon, le consommateur sera heureux de voter Sarko (au hasard), et appellera ses motivations une histoire de bon sens. Illusion.

Mais halte au pessimisme déprimant qui pointe dans le coeur de tout militant et autre perverti politique. Le monde serait depuis longtemps anéanti s'il n'était soumis à des forces contraires. En face des pulsions de destruction des logiques purement financières, il y a l'attachement aux valeurs républicaines, humaines, démocratiques et l'espoir (fou) en un monde à venir comme première forme de résistance incessante. Car la croyance systématique au complot, à la corruption toute-puissante et à la bêtise humaine qui aura raison de toute initiative intelligente est AUSSI une illusion qui tombe bien à propos. Taisez-vous, de toute façon vous ne pouvez rien. Vous êtes impuissant, donc jouissez du contenu de votre cadi et laissez-nous vous protéger de l'étranger vorace.

Soulignons enfin la chute redoutable du film, qui propose un quidam (et quel quidam !) au faîte de la gloire, et nous suggère habilement la finalité réjouissante de cet appel à espérer en un hollywood meilleur.

Bon, je soumets cette espèce de résumé à la critique de tous.

Anaïs, 7.3.08

Pour en savoir plus :
[Chomsky chez acrimed]
[Chomsky au Monde diplo]
[Chomsky au Grand soir]

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: : AMAP de la Manufacture

AMAP

Présentation orale au café Le Méliès (rue des Carmélites 44000 NANTES) pour le Repaire du 15 février 2007.

DEFINITION

Association de Maintien de l'Agriculture Paysanne

C'est un contrat local fondé sur un engagement mutuel entre un groupe de consommateurs et une exploitation agricole biologique ou écologique.

C'est une relation de confiance entre un groupe de consommateurs et un producteur, relation basée sur des engagements établis conjointement avec le souci de partager les aléas et les bénéfices naturels d'une production agricole respectueuse de l'environnement.

Engagements écrits : application d'une charte et contrat de partenariat solidaire .

Pas d'obligation de constituer une association loi 1901.

Couramment, le terme AMAP est employé non pas pour désigner le contrat local, mais plutôt l'ensemble des consommateurs qui se retrouvent à un rythme hebdomadaire dans un lieu de livraison, d'échange et de distribution des produits alimentaires.

HISTORIQUE

En 1965 au Japon, création des premiers Teikei face à l'inquiétude de voir l'agriculture s'industrialiser avec un recours massif aux produits chimiques.

A la fin des années 60, naissent en Suisse des fermes communautaires appelées Food guilds fournissant chaque semaine des produits frais aux consommateurs locaux.

En 1985, fondation de la première Community Supported Agriculture (CSA) aux Etats-Unis sur le modèle des Food guilds suisses.

Le concept des CSA se répand principalement en Amérique du nord et en Europe occidentale.

En 2001, est créée en Provence la première AMAP , déclinaison française des CSA, suite à une présentation du principe faite lors d'une conférence sur la « malbouffe » organisée par ATTAC.

Aujourd'hui, on compte plus de 500 AMAP sur tout le territoire, dont une majorité dans le sud de la France.

En Loire-Atlantique, il en existe une quinzaine début 2008 (plus 500 personnes sur listes d'attente sur Nantes par manque de producteurs bio).

AGRICULTURE ECOLOGIQUE

Le producteur s'engage à :

  • Respecter l'environnement en cultivant de préférence selon la charte du bio (mais ce n'est pas une obligation), cultiver sans OGM, sans pesticides ;
  • Préserver les ressources naturelles (pas de publicité, très peu d'emballage, usage modéré de l'arrosage, préservation de la qualité des sols…) ;
  • Promouvoir la biodiversité ;

Le label bio garantit :

  • Que l'aliment est composé d'au moins 95 % d'ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d'élevage respectueuses des équilibres naturels, de l'environnement et du bien-être animal.
  • Le respect de la réglementation en vigueur en France (cahier des charges décrivant les méthodes de travail, les intrants autorisés, la traçabilité…).
  • Que la certification est placée sous le contrôle d'un organisme agréé par les pouvoirs publics français, répondant à des critères d'indépendance, d'impartialité, de compétence et d'efficacité tels que définis par la norme européenne EN 45011.

SANTE ALIMENTAIRE

Les produits consommés peuvent modifier les habitudes :

  • Incitation à manger moins de viande et davantage de fruits et légumes (excellent pour lutter contre nombre de cancers) ;
  • Repas équilibrés avec des aliments frais de saison (pas de fraises en hiver !) ;
  • Consommation de produits moins formatés et diversifiés ;
  • Découverte ou redécouverte de l'art et du plaisir de cuisiner.

Les premiers produits recherchés sont souvent ceux issus du maraîchage, mais ils peuvent aussi provenir de l'élevage (viandes, charcuteries, laitages), de la viticulture, l'apiculture…

Pourquoi manger bio ?

  • Garantie de se nourrir avec des aliments sains ;
  • Qualité gustative des produits ;
  • Respect de la nature dans le processus de production.

Les principaux labels bio :

  • AB ;
  • Demeter ;
  • Nature & Progrès.

ECONOMIE LOCALE

Le producteur s'engage à :

  • Livrer chaque semaine entre 5 et 10 produits différents (sauf aléas) ;
  • Proposer 3 tailles de paniers ;
  • Pratiquer un commerce équitable en fixant des prix raisonnables (10 à 20 % moins cher que sur le marché) ;
  • Respecter les horaires de livraison.

Le consommateur s'engage à :

  • Prépayer la récolte ;
  • Tenir la permanence à tour de rôle (déchargement/chargement du fourgon, nettoyage du local de distribution, pointage des consommateurs) ;
  • Habiter si possible près du lieu de distribution pour pouvoir s'y rendre à pied ou en vélo.
  • Venir constituer son panier ou se faire remplacer par une personne de son choix.
  • Respecter les horaires de livraison.

Ce type d' économie solidaire en circuit court permet de :

  • Relocalisation des activités (aujourd'hui environ 50 % des produits bio consommés en France sont importés) ;
  • Limiter au maximum la pollution (pas d'importation, déplacement du seul producteur, emballage réduit à de simples cagettes réutilisables, pas de déchets) ;
  • Limiter les gaspillages (les quantités sont connues à l'avance) ;
  • Assurer des revenus stables aux paysans, éviter le souci de la commercialisation ;
  • Aider les jeunes agriculteurs à s'installer ;
  • Autogérer les échanges sans acteurs extérieurs (maîtrise de toute la chaîne) ;
  • Privilégier l'essaimage plutôt que la concentration ;
  • Préserver une agriculture périurbaine avec des exploitations à taille humaine ;
  • Libérer le producteur de la pression de l'industrie agro-alimentaire.

LIEN SOCIAL

Le producteur s'engage à :

  • Accueillir au moins deux fois par an les consommateurs pour leur expliquer son travail, partager sa passion.
  • Avoir une démarche pédagogique.

Le consommateur s'engage à :

  • Gérer le local de distribution (clé, ménage, relation avec le propriétaire) ;
  • Donner un coup de main si nécessaire (plantation, bâchage, cueillette…) ;
  • Etre solidaire des paysans en acceptant les risques liés à la production (intempéries, maladies…)

Les échanges entre consommateurs et producteurs favorisent :

  • L'engagement collectif (faire vivre une autre économie, partager les expériences à travers des manifestations et des réunions communes : collectif Inter-AMAP) ;
  • La rencontre de la ville et de la campagne ;
  • La relation directe entre les personnes sans intermédiaire.

POUR ALLER PLUS LOIN

Autres chemins alternatifs :

  • Slowfood (plus orienté vers la gastronomie, les jardins-écoles…) ;
  • Coopératives (bioCoop) ;
  • Marchés bio (Rezé, Petite Hollande…) ;
  • Magasins bio (Horizon vert) ;
  • Restaurants bio ;
  • Jardins collectifs ;
  • Jardins ouvriers ;
  • Potagers personnels ;

Attention à l'emballage et à la provenance !

Les AMAP, une forme de décroissance… au rythme de la nature.

Simplicité volontaire.

Penser global, agir local.

REFERENCES

Sites web :

Revues :

  • L'écologiste
  • Silence
  • L'âge de faire
  • La décroissance

en téléchargement : : : charte : : fonctionnement : : histoire : : présentation

: : Plus aucun enfant en centre de rétention, Portelli : : Qu'est-ce qu'un immigré français, Blanchard : : Je m'appelle, Enzo Cormann : : lettre d'un instituteur au président de la République : : lettre ouverte à propos de l'aéroport : : discours de Nathalie Perrin-Gilbert : : rétention de sûreté : : à propos du docu sur monsanto : : chomsky et cie : résumé : : amap de la manufacture : : conférence sur le mini-traité : bilan : : les mensonges sur leTraité de Lisbonne
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: : CONFERENCE SUR LE MINI TRAITE (24 janvier 2008) : BILAN

Il y avait plus de 100 personnes à la conf dont 4 personnes du repaire...

1/ La conférence de Raoul-Marc Jennar était très intéressante.

Je note deux points capitaux dans sa présentation et les questions- réponses qui ont suivi :

- Le mini traité vise à mettre en place des principes néo-libéraux au niveau européen et conforte la commision européenne dans sa position oligarchique (ou technocratique) contre laquelle il sera de plus en plus impossible de faire obstacle (protocole anglais sur les services d'intérêt généraux, protection des données relative à la vie privée désormais au seul sein de la communauté européenne, favoritisme des pays les plus peuplés pour la prise de décision, rôle du parlement)

- La plainte déposé contre la France est vouée à l'échec car insuffisante sur le fond. Les moyens les plus efficaces sont de signer la pétitions du CNR, de rendre visite aux députés et aux maires à leur permanences sociales (et leur demander clairement leur position pour savoir si on vote, oui ou non, pour eux), déplacement le 4 février à Versailles.

2/ Les AMD se sont les Auditeurs Modestes et Géniaux, on le savait, mais ce sont aussi les Amis du Monde diplomatique. Ils organisent des conférences régulières, la prochaine aura lieu en février et parlera d'Internet...

3/ la radio Jet FM va relayer en téléchargement la conférence et le responsable d'antenne de cette radio est un type très sympa. Il organise le festival 'sonor', [www.jetfm.asso.fr] début mars 2008. Ils ont invité Mermet et Olivier Hazam : le Cinématographe devrait diffuser Chomsky à cette occasion...

En conclusion, je me dis qu'on devrait chercher à s'associer aux 'autres' AMD et à cette radio... :)

James

: : Plus aucun enfant en centre de rétention, Portelli : : Qu'est-ce qu'un immigré français, Blanchard : : Je m'appelle, Enzo Cormann : : lettre d'un instituteur au président de la République : : lettre ouverte à propos de l'aéroport : : discours de Nathalie Perrin-Gilbert : : rétention de sûreté : : à propos du docu sur monsanto : : chomsky et cie : résumé : : amap de la manufacture : : conférence sur le mini-traité : bilan : : les mensonges sur leTraité de Lisbonne
: : haut

: : LES MENSONGES SUR LE TRAITE DE LISBONNE par Raoul Marc Jennar

Edito
Raoul Marc Jennar est ce militant et chercheur à l'Urfig dont les analyses avaient tant fait parler lors du référendum sur le  précédent traité européen.
Il a entamé une tournée de conférences qui nous intéressent évidemment.

Libéraux de droite comme de gauche, UMP, Modem et direction du PS, relayés par la presse patronale (Le Monde, Libé, Le Figaro, ….), diffusent, comme en 2005, une série de mensonges à propos du traité modificatif européen (Traité de Lisbonne) qu'ils veulent voir ratifié à tout prix. En voici 5, parmi d'autres :

A propos de la laïcité :

Nouveauté par rapport au Traité établissant une Constitution pour l'Europe (TCE) : «  l'héritage religieux  » est mentionné comme «  source de la démocratie, de l'Etat de droit et des libertés fondamentales  » ; par contre, comme dans le TCE, l'Union Européenne (UE) reconnaît les Eglises, mais pas la laïcité (le mot et la chose sont absent des textes). Le retour en force de l'ingérence des Eglises est ainsi encouragé. L'Europe des Lumières s'obscurcit dangereusement. Les droits des femmes à peine conquis sont directement menacés. Le Vatican triomphe avec l'aide du chanoine qui préside la République.

A propos de la démocratie :

Comme dans le TCE, quelques dispositions renforcent le poids du Parlement européen, mais celui-ci reste largement un Parlement croupion : il n'est pas l'unique législateur et ses pouvoirs de contrôle sont limités (pas de séparation des pouvoirs), il ne peut pas proposer ses propres textes (le monopole de l'initiative est maintenu en faveur de la toute puissante Commission européenne qui peut s'opposer aux attentes du Parlement et du Conseil des ministres tous deux pourtant issus du suffrage universel). Le citoyen qui peut changer, par le suffrage universel, son maire, son parlementaire, son gouvernement est totalement impuissant face à une Commission européenne qui n'est pas comptable de ses actes. Le traité modificatif ne modifie pas le caractère technocratique et opaque d'une Commission européenne plus que jamais aux ordres des lobbies de la finance et du business.

A propos du néolibéralisme des politiques européennes :

La disparition de la formule « concurrence libre et non faussée » du TCE n'entraîne pas de changement dans l'orientation des politiques. Un article rappelle le primat d'une «  économie de marché ouverte où la concurrence est libre  » et un protocole (même valeur que le traité) indique que «  le marché intérieur comprend un système garantissant que la concurrence n'est pas faussée  ». La seule politique de l'UE, c'est, plus que jamais, de mettre en concurrence toutes les activités humaines. Pas de place pour la coopération ; pas de place pour la solidarité. Mme Merkel l'a confirmé au Parlement européen : en ce qui concerne le libéralisme des politiques, «  rien ne va changer  ».

A propos des services publics :

Rien n'est plus mensonger que d'affirmer que l'UE protège désormais les services publics (baptisés « services d'intérêt général »). Un protocole dont l'intitulé parle des « services d'intérêt général » ne concerne en fait dans son contenu que les « services d'intérêt économique général » lesquels sont soumis aux règles de la concurrence. Il s'agit-là d'une formidable mystification de la part des auteurs du traité. Comme ceux-ci l'ont déclaré : «  la liberté d'établissement et la liberté de circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services continuent de revêtir une importance capitale  ».

A propos de la mondialisation néolibérale :

L'affirmation selon laquelle désormais l'UE protégerait contre la mondialisation est totalement mensongère et démentie par le texte : celui-ci renforce les pouvoirs de la Commission européenne pour négocier des politiques de dérégulation à l'OMC. Les pouvoirs du Comité 133 sont consacrés et renforcés dans la mesure où il ne devra plus se prononcer à l'unanimité. Son opacité demeure. La négociation de la mise en œuvre de l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), dont l'objectif ultime est la privatisation de toutes les activités de services qu'elles soient nationales régionales ou municipales, en sera facilitée. Le traité de Lisbonne facilite la soumission des services publics locaux aux règles de l'AGCS.

On trouvera d'autres éléments de réflexion sur l'Europe et le traité modificatif (traité de Lisbonne) dans le livre que je viens de faire paraître : Quelle Europe après le non ? (Fayard).

Raoul Marc Jennar

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